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Title: Grèce : salut à Συναγερμός
Description: Salut au journal grec Συναγερμός (« Alarme ») et article de son militant Aris Trikalinos sur la situation politique en Grèce : le PASOK national-socialiste, le PC stalinien et les trotskistes satellites.
Date: 01/10/1979
Category: Alarme n.º 6
URL: https://marxismo.school/hemeroteca/alarme/1979-10-grece-salut-a-synagermos
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*Alarme*, n° 6, octobre-novembre-décembre 1979 (p. 14-15). [PDF du numéro complet](https://marxismo.school/assets/archivo/1958-93%20Hemeroteca%20del%20FOR/1978-93%20Alarme/alarme-n06.pdf)

Salut à Συναγερμός (traduction: Alarme)

Dans ce journal, publié en langue grecque, il y a des articles du groupe qui l'édite et également la traduction de quelques articles parus précédemment dans la presse de notre organisation. Nous sommes en contact et discussion avec ce groupe. Pour prendre contact avec Συναγερμός, écrire pour l'instant à notre adresse, nous transmettrons. Nous publions ci-après un article en langue espagnole envoyé par un des militants de Συναγερμός, Aris Trikalinos, sur la situation en Grèce, article que nous trouvons très intéressant.

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Aujourd'hui, l'Etat grec prépare de nouvelles élections. Elections qui ne donneront pas la victoire au parti de droite (Nouvelle Démocratie) mais plutôt au PASOK (Mouvement "Socialiste" Pan-hellénique). Le parti du gouvernement n'a plus la force de 1974 (54%) ni même la force de 1977 (autour de 40%).

Les différences entre les tendances augmentent au sein du parti gouvernemental et chaque jour de nouveaux membres y adhèrent, membres qui proviennent de l'ultra droite et du centre.

Le PASOK, de son côté, accroît chaque jour ses forces. Les groupes "socialistes" font des démarches pour s'unifier à lui (c'est-à-dire pour une organisation satisfaite des ministères et des sièges qu'elle compte obtenir dans un futur proche). Au sein du PASOK, on assiste à des luttes entre "trotskistes", les uns appuyés par sa direction, les autres pas. Ceux qui en sont exclus, supplient avec des larmes d'être réintégrés. De son côté, la section officielle de la "IVème Internationale" prépare la tactique entriste.

Mais qu'est-ce-que le PASOK?

En Grèce, il n'y a jamais eu de parti social-démocrate de masse, comme en Russie, en Italie, en France... Dans la période 1918-24 uniquement, il existait un parti "socialiste" (avec la politique de la Seconde Internationale et en tant que membre de la Troisième). En 1944-49, il y avait également deux partis "socialistes", mais petits et sans aucune base. A d'autres moments, le mouvement "socialiste" était formé de petits groupes d'intellectuels sans aucune activité.

Le PASOK, lui, fut créé en 1974 par des éléments du parti bourgeois du Centre, des jeunes intellectuels réformistes et, en tant que laquais, quelques groupes "trotskistes" (parmi les organisateurs se trouvait Pablo-Raptis).

L'origine du PASOK, c'était le PAK, un groupe bourgeois de direction qui "luttait" de l'extérieur de la Grèce contre uniquement la dictature des colonels. Le PASOK a un programme purement nationaliste teinté de couleurs "socialistes". La force de mobilisation du PASOK réside dans les petits-bourgeois, "La Grèce est propriété des grecs", "les turcs sont des ennemis", "l'idéal, ce sont les nationalisations", "la Libye de Kadafi et les mouvements arabes de libération nationale sont des flambeaux révolutionnaires".

Mais également sur beaucoup d'autres positions son programme est "national-socialiste", ce que le PASOK présente comme un mouvement "social-nationaliste" de type nouveau (comme ceux de Kadafi, Khomeini, Arafat, etc...).

Le P"C" avait, lors des élections de 1977, 10% des voix. En 1974, 5%. C'est un des rares P"C" qui soit né déformé, en 1924 les éléments communistes étant déjà partis. Fin 1927, le P"C" était un véritable parti stalinien. En 1940, il a appuyé activement la guerre entre la Grèce et le bloc italo-allemand, appelant ses militants à lutter sous les ordres du gouvernement grec. En 1942, il a continué la guerre impérialiste, organisant la guerilla et luttant contre les "ennemis" allemands. En 1944-49, avec sa politique de zig-zags, il était avec les anglais et les capitalistes grecs, massacrait 800 trotskistes, et fit la Seconde et la Troisième Guérilla (c'est pour cette raison qu'il y a aujourd'hui dans les pays capitalistes d'Etat 80.000 émigrés politiques). Entre 1949 et 1974, il était dans la clandestinité. Dans les élections, il se présentait sous la dénomination "Gauche Démocratique". La majorité de sa direction vivait à l'étranger (Russie, Bulgarie, Allemagne de l'Est etc), alors que la minorité vivait en Grèce sous le nom d'Oficine Intérieure. Cette Oficine a provoqué la scission en 1968 et a créé un autre P"C".

Ce nouveau parti, le P"C" de l'intérieur a obtenu 2% des voix en 1974 (deux sièges au Parlement) et à celles de 1977 1% (1 siège). Aux prochaines élections, il ne devrait obtenir aucun siège.

Les autres P"C" (il y en a 6 autres avec l'Albanie, la Chine et Posadas) n'ont pas de forces importantes (les 5 partis maoistes ont 0,6 % des voix).

L'extrême "gauche", les "trotskistes" depuis qu'ils existent sont dans la pire des situations. Il existe 13 groupes. 2 sont au PASOK, les 11 restants ont tous moins de 200 "amis". Les "trotskistes" chaque jour se font un peu plus les satellites du P"C". En fin de compte, ils sont très voisins. Les membres des groupes "trotskistes" abandonnent leurs organisations. Les révolutionnaires luttent, préparent leurs forces, forment des groupes, des sections de la révolution mondiale contre l'ennemi le plus dangereux du prolétariat, la Russie, contre les mouvements de libération nationale, nouvelle face du "national-socialisme", contre les satellites de la contre-révolution stalinienne, les "trotskistes" de tout poil.

La révolution marche sur le cadavre du stalinisme.
