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Title: Chili
Description: Sur l'agitation des quartiers prolétariens et des mines au Chili en 1983 : le prolétariat doit se démarquer et lutter contre les forces démocratiques, le MIR et les staliniens, car Allende et Pinochet sont les deux faces du capital.
Date: 01/07/1983
Category: Alarme n.º 21
URL: https://marxismo.school/hemeroteca/alarme/1983-07-chili
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*Alarme*, n° 21, juillet-août-septembre 1983 (p. 16). [PDF du numéro complet](https://marxismo.school/assets/archivo/1958-93%20Hemeroteca%20del%20FOR/1978-93%20Alarme/alarme-n21.pdf)

Le prolétariat local ne reste pas inactif ; en effet les quartiers prolétariens, les mines ... sont plus ou moins en ébulition. Les "professionnels de l'information, de la politique" nous apprennent qu'il s'agit de démocratiser le Chili. Le peuple Chilien, toutes classes confondues, en aurait assez de la clique militariste actuelle et semblerait former une unité possédant un même intérêt historique : la démocratie. Ceci est l'interprétation capitaliste qui vise à passer sous silence les antagonismes de classes.

Quant à la nôtre, elle n'est pas journalistique, mais se base sur l'existence de classes antagoniques et sur notre volonté d'imposer la dictature du prolétariat. En effet, les intérêts historiques (et immédiats) du prolétariat sont opposés à ceux des capitalistes, que ces derniers soient de " gauche ", de droite, ... Qui plus est, au Chili le prolétariat n'a pas de tâches historiques différentes de celles du prolétariat mondial : en finir avec l'exploitation de l'homme par l'homme, de la Russie au Chili en passant par la France. C'est pourquoi le prolétariat au Chili doit veiller à ne pas être utilisé comme chair à canon dans la lutte actuelle et à venir. Il doit se démarquer clairement des forces démocratiques de l'alliance populaire, ainsi que des forces prétendues communistes, M.I.R. y compris ; et non seulement se démarquer mais aussi lutter contre elles. Sinon, il servira de marche-pied à ces forces, et continuera à se faire exploiter au nom de ... la démocratie, du "socialisme" ... L'expérience démocratique n'est pas si loin, souvenons nous de ces mineurs qui ne devaient pas faire grève selon Allende et consort sous pretexte qu'ils étaient mieux payés que d'autres couches du prolétariat, et que la direction était chilienne (comprendre n'était pas amériquaine).

Les démocraties et les dictatures sont les deux faces d'une même pièce : le Capital. Les Allende et les Pinochet ne représentent pas des forces inconciliables, mais au contraire, font partie d'une même caste internationale, d'un même secteur social décadent, celui qui récolte la plus-value : les capitalistes. Quant au stalinisme, bien qu'au Chili il ait actuellement une influence plutôt faible, le prolétariat devra lui réserver le même sort qu'aux maîtres actuels de ce pays, c'est à dire les défaire, et ceci sous peine de déroutes et de nouveaux massacres. N'oublions pas, par exemple, le rôle du stalinisme durant la guerre civile en Espagne, et les journées de mai 1937 à Barcelone où le prolétariat s'y est affronté directement. Le fait que le P."C." soit dans la clandestinité et subisse une part de la répression ne doit pas tromper le prolétariat. Ce parti cherche à renverser le régime actuel ... pour pouvoir par exemple s'infiltrer nettement dans un gouvernement d'union nationale afin d'exploiter directement le prolétariat chilien, et de faire le jeu de Moscou.

Au Chili, comme ailleurs, les liaisons entre les différents secteurs prolétariens, plus ou moins éloignés géographiquement, ne doivent pas être laissées aux forces démocratiques, ou aux forces de gauche ou d'extrème gauche, comme c'est le cas aujourd'hui, mais doivent être le fait de forces prolétariennes uniquement. Le prolétariat doit, dans la mesure du possible, s'approprier tous les stocks de denrées et les distribuer aux couches les plus pauvres. Il s'agit de s'approprier les logements salubres des villes, d'entamer les grèves en vue de la production pour les intérêts du prolétariat.

Vive la lutte du prolétariat chilien et international !

Finissons en avec les Pinochet, et avec tous ceux qui se préparent à prendre sa place !
