---
Title: Nicaragua : 5 ans de domination sandino-capitaliste
Description: Après les élections de 1984 au Nicaragua, l'article retrace l'histoire du FSLN, de Sandino à la junte de reconstruction, et montre que le pouvoir sandiniste n'est qu'un Etat capitaliste qui accroît l'exploitation de la classe ouvrière.
Date: 01/10/1984
Category: Alarme n.º 26
URL: https://marxismo.school/hemeroteca/alarme/1984-10-nicaragua-5-ans-de-domination-sandino-capitaliste
---


*Alarme*, n° 26, octobre-novembre-décembre 1984 (p. 13-16). [PDF du numéro complet](https://marxismo.school/assets/archivo/1958-93%20Hemeroteca%20del%20FOR/1978-93%20Alarme/alarme-n26.pdf)

Au Nicaragua, les élections proposées dès les premiers jours de la prise du pouvoir par la junte de reconstruction (capitaliste) ont donné la majorité au candidat représentant la liste officielle du FSLN. Sans surprise, le "commandant" Daniel Ortega a été élu Président de la république et le parti sandiniste a obtenu aisément la majorité à la nouvelle assemblée constituante.

Bien que l'opposition bourgeoise, rassemblée principalement autour de la coordination Démocratique Nicaraguayenne (CDN) ait refusé de participer au processus "démocratico-bourgeois", le prolétariat comme toujours a été obligé de choisir entre les différentes fractions capitalistes, FSLN, PSN, PCN, PPSC... Dans cette ivresse électorale, les sandinistes ont fait une campagne sublime quant à ses consignes patriotiques : "l'abstention favorise l'intervention extérieure", "voter pour le peuple contre l'impérialisme" etc. Ceci afin d'obliger la population à se rendre aux urnes, réalisant ainsi un double objectif : combattre l'abstention de la CDN et convaincre l'opinion publique internationale que le processus électoral s'était déroulé de manière massive et démocratique. Mais pour la classe ouvrière quel est l'avantage de ce cirque démocratique ? La réussite de la percée du mouvement sandiniste ? Non, car depuis 1979 les travailleurs sont victimes d'une exploitation accrue de la part des agents directs du capital au Nicaragua, c'est-à-dire du FSLN.

Dans les moments où la lutte de classes est au plus bas, et en période où domine encore la contre-révolution, les couches petites-bourgeoises dans certains secteurs du monde tendent à se révolter et à s'affirmer par des actes de terrorisme individuel ou par des révoltes massives. Ces manifestations sont le résultat du refus du capitalisme de leur offrir une place dans le système. La petite bourgeoisie individualiste en opposition aux méthodes de la lutte de la classe ouvrière et de ses buts historiquement communistes, se méfie de cette dernière en la considérant parfois privilégiée dans le système oppresseur et meurtrier du capital. Ainsi à chaque fois qu'une nouvelle clique capitaliste s'empare du pouvoir en s'appuyant sur la petite bourgeoisie la classe ouvrière est physiquement détruite en tant que classe et ses organisations combattues jusqu'à leur atomisation, laissant place au suprême idéal réactionnaire de la Patrie et de l'Etat.

La prise du pouvoir sandiniste n'échappe pas à cette "loi historique". Elle est d'abord une insurrection de la petite bourgeoisie contre le clan Somoza, et ensuite d'instrument pour stopper toute perspective révolutionnaire de la classe ouvrière. Le seul but tracé par le FSLN était et reste la construction d'un Etat capitaliste fort et nicaraguayen.

Cependant pour le milieu "gauchiste" latino-américain et européen les "commandants" de la "révolution" sandiniste sont des révolutionnaires. Cette position émane d'imbéciles ou de malhonnêtes qui aspirent, projections et frustrations réactionnaires obligent, à devenir des commandants habillés en vert kaqui façon Castro ! Ces "guerrilleros" qui sentent la poudre du capital ont toujours été ou à l'écart ou contre les perspectives historiques de la classe ouvrière. Ils n'ont jamais envisagé de détruire ce système pourri afin de permettre à la classe ouvrière de s'éteindre comme classe en ouvrant la voie au communisme.

Ce sont ces crétins et ces faussaires qui pour soutenir le FSLN ont mis dans la bouche des dirigeants sandinistes un discours à phraséologie "révolutionnaire" lui assurant ainsi un soutien "critique" qui est un véritable soutien stratégique aux aspirations anti-ouvrières et contre-révolutionnaires des sandinistes.

Lorsque l'industrialisation apparaît dans les années 50 et que le processus des échanges du marché commun centre américain prend de l'envergure dans les années 60, les propriétaires fonciers se transforment en bourgeoisie industrielle, et les intérêts des uns et des autres s'accroissent. Ainsi les premiers heurts entre les intérêts de la famille Somoza et la grande bourgeoisie qui avait hérité des grands domaines agricoles à partir de la colonie se font jour. Somoza, simple parvenu dont la puissance émane des affaires obscures et mal acceptées par la bourgeoisie, devient un obstacle au processus d'accumulation des deux puissances économiques traditionnelles au Nicaragua.

Lorsque Pedro Joaquin Chamorro (assassiné par Somoza en 1978) prit la tête en 1974 d'une révolte contre Somoza, il le fit au nom de la bourgeoisie tout entière afin de préserver ses intérêts de classe, et afin d'établir des normes sûres pour se partager le "gateau" de manière à bien délimiter les frontières entre les uns et les autres. Cependant Somoza qui était un satrape, donne l'ordre au bon moment de tuer Chamorro, leader de l'opposition et de ses intérêts, choisi par les Etats-Unis comme le meilleur interlocuteur pour les prochaines élections. Face à la décapitation de son leader, l'opposition passe à l'offensive en décrétant la première grève patronale en 1978, conduisant la bourgeoisie à soutenir le FSLN, d'autant plus que son programme de gouvernement était le même. Ainsi le FSLN sera le bras armé de la bourgeoisie pour précipiter la chute du dictateur.

Il est intéressant de remarquer comment Sandino dans les années 30 prit également la tête d'une insurrection qui représentait le bras armé des intérêts d'une fraction capitaliste contre une autre fraction capitaliste. En effet Sandino avait lutté jusqu'à sa mort pour les idéaux d'une patrie nationale nicaraguayenne et donc bourgeoise. Dès les premiers combats il soulignait que pour laisser ses armes, les envahisseurs américains devainet abandonner son pays afin d'établir des élections libres et démocratiques. Pour Sandino cette liberté du système capitaliste était suffisante pour garantir une certaine honorabilité nationale. Il n'a jamais lutté pour détruire l'ordre existant et changer la société, même si à l'époque il connaissait la révolution russe. Pour Sandino le but était seulement d'en finir avec l'envahisseur ; pour les sandinistes ce fut le départ de Somoza. Là on voit une lignée cohérente entre les deux mouvements pour préserver à tout prix le système capitaliste tout en luttant pour des intérêts propres et nationaux.

Dès son apparition le FSLN a souligné que son but n'était pas la révolution sociale mais la lutte pour la chute de Somoza. Le FSLN apparaît dans les années 60 comme un regroupement de petits propriétaires fonciers, de chrétiens et mêmes d'admirateurs de la "révolution" nationale castriste. La prise du pouvoir castriste à Cuba encouragea Carlos Fonseca Amador et Tomas Borges fondateurs du mouvement sandiniste à faire de même au Nicaragua. Cette admiration est cependant à l'image de la "lutte de libération nationale" contre Batista (Cuba) et non directement influencée par son alignement au bloc "socialiste" du capitalisme d'Etat russe.

La prise du pouvoir par les sandinistes fut le résultat de la collaboration entre la bourgeoisie libérale et "social-démocrate" régionale et internationale, et comme conséquence de la contre-révolution en Russie à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières. Ainsi le parti staliniste (PSN) a soutenu pendant quatre décades de père en fils l'une des plus atroces dictatures de l'époque, la dynastie prétorienne des Somoza.

La guerre des "guerrillas" alla jusqu'à la prise du pouvoir non seulement grâce à la force idéalisée de la lutte et de la haine envers Somoza, mais surtout grâce à la collaboration des pays de la région centre-américaine Costa Rica, Panama, Venezuela vont acceuillir les sandinistes comme les héros d'une juste cause de "libération nationale" contre le tortionnaire Somoza.

A l'époque le "social-démocrate" Andres Perez président du Venezuela ainsi que l'internationale "socialiste" soutiendront publiquement les sandinistes. Ces derniers participeront à des réunions organisées par cette internationale capitaliste et seront même invités au Congrès Mondial. Bien évidemment la solidarité ne se fait pas attendre et l'I"S" aidera économiquement et politiquement la cause sandiniste. Le deuxième pas franchi par le FSLN sera les efforts entrepris afin de pouvoir assurer à l'opposition bourgeoise un programme avec des buts semblables, à savoir : l'instauration d'un gouvernement provisoire avec la participation de toutes les tendances d'opposition, la dissolution de la Garde Nationale et la convocation dans un court délai d'élections libres et démocratiques. Une mission sera même envoyée aux Etats-Unis afin de faire comprendre à l'administration Carter que le FSLN ne représentait aucun danger. A l'époque Alfonso Robelo (leader du MDN) et membre du gouvernement provisoire, aujourd'hui dans l'opposition "guerrillera" contre les sandinistes, voyagea également aux Etats-Unis afin de persuader Carter de la fiabilité du FSLN et afin de l'assurer qu'il n'y aurait aucun vide de pouvoir dans l'Etat nicaraguayen. Mais les Etats-Unis ne donneront leur accord de soutien au FSLN et au gouvernement provisoire qu'au dernier moment.

Après les diverses volte-faces, Somoza abandonne le Nicaragua. La Junte de reconstruction nationale prend sa place dans le gouvernement. Il n'existe pas de différences fondamentales entre l'opposition bourgeoise et le FSLN à propos de la reconstruction de l'Etat capitaliste. Le problème est seulement limité à une question de méthode sur le rôle de l'Etat et la façon dont celui-ci doit intervenir dans le jeu des classes sociales. Mais aucune remise en question de la nature de l'Etat n'est avancée. Et encore moins la raison de son existance. Dans toute cette période l'opposition bourgeoise a demandé un partage réel du pouvoir. De manière plus nette encore, elle demandait à être tenue au courant des règles du jeu économique ainsi que les limites des transformations voulues par l'Etat arbitre. Cependant le FSLN veut accomplir sa mission propre et se placer au-dessus des classes sociales en défenseur du capital.

En ce qui concerne la religion, l'optique du FSLN est la même. Il fait ainsi une amalgame entre l'action révolutionnaire et la foie. Selon lui ce n'est pas du tout contradictoire. Plus encore il se propose d'être garant de la "pureté" des célébrations religieuses. Donc le FSLN devient animateur et complice de l'église pour bloquer et tromper la pensée critique des travailleurs (tâche contraire à celle des révolutionnaires qui est de détruire l'aliénation de l'homme par la religion ; l'opium du peuple d'après Marx. Aux yeux des exploités l'église est "divisée" entre l'église des "pauvres" que soutien le FSLN et l'église des "riches", cette dernière voulant contrer l'influence du mouvement en tentant de devenir le premier partenaire de la population nicaraguayenne. Mais tous les trois s'unissent dans la volonté de soutenir la foie, expression réactionnaire et anti-dialectique.

Au Nicaragua l'église populaire, qui montre un christ "ouvrier" et "besogneux", rend un double service aux sandinistes. D'abord elle barre la route idéologiquement et politiquement à l'opposition bourgeoise et à l'église "conservatrice". Ensuite, elle permet la légitimation du pouvoir sandiniste en favorisant une amalgame entre foie chrétienne, idéologie sandiniste et révolution alors que ce dernier terme leur est antitétique. Ainsi les sandinistes mettent l'accent sur l'image d'une opposition entre deux églises mais non pas sur la lutte des classes. Donc les sandinistes collaborent au développement de l'église populaire qui jette un voile sur les vrais exploiteurs, les sandinistes et l'église étant de véritables piliers de la "foie révolutionnaire".

Dès l'arrivée des sandinistes au pouvoir, ils ont engagé le mouvement ouvrier dans une lutte contre ses propres intérêts, le soumettant aux pressions et aux contradictions qui le laissaient complétement passif, pour limiter toute tentative révolutionnaire. Les sandinistes se donnent comme but la reconstruction de l'Etat et l'arbitrage des classes sociales. Ils exigent d'un côté que la bourgeoisie réinvestisse ses profits et de l'autre obligent la classe ouvrière à travailler d'avantage.

Les sandinistes essaient de reconcilier ces deux classes afin de consolider l'idée réactionnaire et contre-révolutionnaire d'un Etat nicaraguayen "national". La classe ouvrière mondiale doit être mise en garde sur le fait que pour elle il n'y a ni Etat capitaliste, ni frontières à défendre. La classe ouvrière doit lutter pour rompre ses chaînes, les relations capitalistes de production, son exploitation afin de cesser d'être une classe méprisée et une classe tout court.

Si la garde Nationale a empêché que le prolétariat se libère de son exploitation et du système capitaliste, les sandinistes ont approfondi cette exploitation par le biais de multiples structures comme les "comités de défense de la révolution", organismes remplis de bureaucrates et d'arrivistes. Ils sont chargés de regrouper la population afin de défendre la "révolution" et "aider la population dans ses problèmes quotidiens", en réalité ils ne sont que les yeux et les oreilles des "commandants" sandinistes indicateurs et serviteurs de l'ordre capitaliste au Nicaragua.

De même le véritable rôle de la Coodination syndicale (majoritairement sandiniste), regroupement de la plupart des syndicats pro-gouvernementaux, est d'éviter tout éclatement de grèves et d'assurer que l'exploitation des entreprises de l'Etat et des patrons soit efficace. Tout mouvement de grève a été interdit dans le Nicaragua sandiniste. La classe ouvrière a perdu son expression minimale de ras-le-bol contre l'épuisement physique dans les usines. La Coordination syndicale a bien su assurer sa tâche contre-révolutionnaire.

Cependant ce qui est encore plus révoltant, c'est qu'à l'image du stakanovisme russe, les sandinistes ont fait une campagne pour "gagner la bataille de la production" en imposant des comités techniques de production afin d'améliorer la productivité, ce qui entraîne un surplus de travail pour les classes exploités. D'autre part des secrétariats à l'émulation et au travail volontaire vont être créés afin que la journée de travail s'élève en heure, en intensité, et que la production s'accroisse pendant que les bureaucrates, l'armée et les leaders du mouvement sandinistes continuent de vivre aux dépends de la classe qui produit les richesses de la planète. Tous les prolétaires doivent exiger moins de travail et plus de paye réelle, jusqu'à la prise du pouvoir par la classe. Au Nicaragua régime réactionnaire, anti-progressif et anti-ouvrier nous devons élever la voix afin de faire comprendre que l'exploitation capitaliste n'a pas disparue mais au contraire qu'elle continue de façon mieux centralisée et plus acharnée contre le prolétariat.

La politique des fronts des classes capitalistes, instaurée au Nicaragua pour mettre fin à la dynastie Somoza, est très claire dès le premier jour de son installation : pluralisme politique, économie mixte et liberté religieuse. Les sandinistes ont respecté le pluralisme économique en limitant leur propre participation de l'Etat. Ainsi celui-ci réalise désormais environ 41 % du PIB. Il est à remarquer que tous les plaideurs du capitalisme d'Etat russe n'ont pas cessé de conseiller le FSLN afin qu'il nationalise toutes les entreprises et qu'il les centralise dans l'Etat (trotskistes de tout poil), mais jamais un seul mot sur la nécessité d'abolir le travail salarié n'a été prononcé. Aspect fondamental pour entamer le processus vers le communisme. La centralisation de l'économie par l'Etat n'abolit pas l'exploitation mais au contraire la rationalise et l'approfondit.

Cependant la bourgeoisie connait bien ses serviteurs et a été rassurée plusieurs fois, ainsi Tomas Borges déclare sur le projet sandiniste : "il va vers une société nouvelle, d'une conception très particulière de la révolution populaire. On peut l'appeler si on veut société sandiniste dans laquelle l'économie mixte est la ligne stratégique".

Ainsi toute la bourgeoisie régionale qui avait donné son soutien dès les premiers jours aux sandinistes contre Somoza, n'a pas agi de manière différente afin de résoudre le "conflit" entre les Etats-Unis et les sandinistes. Les efforts du groupe Contadora avec la déclaration finale signée y compris par le gouvernement de Managua, montre bien son intérêt d'en finir avec ce "conflit". Les réactionnaires les plus puants ont donné leur soutien à cet effort : Mitterrand, Gonzales, O. Palme, W. Brandt, J. Ziegler... afin que les intérêts des socio-démocrates soient préservés au Nicaragua. Ces intérêts, plus politiques qu'économiques, représentent la possibilité d'une ouverture vers des marchés tels que le Mexique, le Brésil, l'Argentine, où l'Europe – en tant que bloc – essaierait de concurrencer les USA ou la Russie. Le marché latinoaméricain est la véritable raison de l'acharnement européen à défendre le Nicaragua, ce qui n'étonne guère des vieux partis impérialistes qui y dominent.

Pour les USA le Nicaragua représente toute la fiabilité de l'Amérique latine et bien entendu la sauvegarde de ses intérêts économiques. Pour la Russie d'un autre temps comme pour ce qu'est devenu la Russie aujourd'hui, il s'agit toujours de gagner de nouvelles zones d'influence et de nouveaux marchés. Mais il est difficile de croire que face à une provocation des Etats-Unis, la Russie ou l'Europe fasse quelque chose au Nicaragua. Comme la Pologne, il correspond au partage du monde entre les deux blocs impérialistes.

Prolétaires du Nicaragua et du monde entier, qu'avez-vous à faire derrière cette confrontation entre blocs économiques – américain, européen, russe – ? Rien, bien sûr ; à l'Est comme à l'Ouest, vous êtes exploités et démoralisés jusqu'à la limite de vos forces.

Vous ne pouvez gagner quelquechose qu'en détruisant vos propres chaînes, en commençant par attaquer votre propre capital national et son Etat qui empêche l'abolition des rapports de production marchands, afin de libérer l'être humain de ce système mondial décadent.

Prolétaires du Nicaragua et du monde entier, il faut refuser d'être utilisé comme chaire à canon dans une confrontation quelconque. Au Nicaragua, les sandinistes ont instauré, de manière fictive ou véritable, une situation d'état de guerre (service militaire obligatoire pour les 17-22 ans depuis février 84). De plus, une exploitation bien plus accrue s'exerce, dont la seule justification est la défense de la patrie par la terreur sandiniste.

Non prolétaires, au Nicaragua il n'y a jamais eu de révolution, et moins encore de conquêtes sociales ! Les dirigeants sandinistes, hier "guerilleros", aujourd'hui "démocrates", essayent de vous mêler à une défense de l'Etat capitaliste au Nicaragua et donc de l'ignominieuse exploitation. Dans le cas d'une intervention étrangère au Nicaragua, vous n'avez rien à défendre car ce ne serait que choisir un patron et rester attaché à la machine meurtrière du capital.

AUCUNE DEFENSE DE L'ETAT CAPITALISTE AU NICARAGUA ! HORS TOUTE INTERVENTION ETRANGERE ! PROLETAIRES RETOURNEZ VOS ARMES CONTRE L'ENNEMI DANS VOTRE PROPRE NATION : LE FSLN ! POUR LA PRISE DU POUVOIR PAR LA CLASSE OUVRIERE MONDIALE UNISSONS NOUS POUR LE COMMUNISME !
