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Title: Parti-pris
Description: Réponse de classe à une déclaration de Mitterrand sur l'unité nationale : l'unité prolétarienne, qui vise l'Etat capitaliste et ses partis, prépare la dictature du prolétariat et la révolution sociale.
Date: 01/10/1984
Category: Alarme n.º 26
URL: https://marxismo.school/hemeroteca/alarme/1984-10-parti-pris
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*Alarme*, n° 26, octobre-novembre-décembre 1984 (p. 12). [PDF du numéro complet](https://marxismo.school/assets/archivo/1958-93%20Hemeroteca%20del%20FOR/1978-93%20Alarme/alarme-n26.pdf)

> "Il y a des divisions dans une démocratie, c'est ainsi et c'est bien ! Je connais ces divisions. La question est de savoir à partir de quel moment commence le risque de l'atteinte à l'unité nationale. Je suis le garant de cette unité nationale".
>
> F. Mitterand (le Monde du 23/11/84)

Réponse de classe au "socialiste" Mitterand.

- L'unité prolétarienne fomente la révolution sociale. La révolution sociale cimente l'unité internationale du prolétariat. L'une et l'autre se garantissent mutuellement.
- L'unité de classe commence dès que les carcans capitalistes (atelier, entreprise, région, nation) ne constituent plus une limite aux revendications ouvrières mais une cible pour celles-ci.

  Elle porte donc violemment préjudice à l'unite nationale.
- En tant que classe sociale, le prolétariat n'est pas seulement un ensemble sociologique défini par la place qu'il occupe dans les rapports de production capitalistes (classe exploitée) mais aussi la révolutionnaire qui doit supprimer toute forme de domination.

  Altérer voire nier l'une ou l'autre de ces propositions, quand ce n'est pas plus généralement les deux à la fois signifie perpétuer la division en classes de l'humanité.
- la révolution socialiste ne s'accomode d'aucune division reposant sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Elle combat par conséquent tous les partis capitalistes avoués ou non qui occultent sa nécessité au profit d'intérêts qu'il faudrait immédiatement satisfaire pour survivre au sein du ... capitalisme.

  Les conceptions divergentes ainsi définies – sur les impératifs de ce système – par et pour ces partis, l'Etat et les syndicats, se conjuguent ou s'opposent selon les règles négociées dont la somme constitue la démocratie capitaliste.
- Puisqu'aucune querelle, aucune division ni aucun consensus qui alimentent cette démocratie ne peuvent ni séparément ni occasionnellement représenter les intérêts du prolétariat, la question est de savoir à partir de quel moment ces derniers s'imposent contre tous les intérêts capitalistes réunis.

Cette dictature, a contrario de la dictature capitaliste de forme totalitaire ou démocratique, ne saurait s'affirmer selon les décisions d'un seul homme, pas plus selon les programmes achevés d'un parti ou d'un collège de partis.

Elle est l'oeuvre de la majorité de la classe, à travers toutes ses composantes organisées en partis ou non, en lutte contre la soumission économique et politique résultant de l'esclavage salarié.

Cependant et sans souci de contradiction, les prémisses de la dictature du prolétariat apparaissent avec l'unité de classe la plus élémentaire qui se réalise dans le besoin constant et opérant de réunir les plus larges franges de la classe toute entière. Cette unité ne peut se maintenir sans s'affronter à l'Etat capitaliste, elle ne peut pas s'élargir au maximum sans le détruire.
