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Title: García Márquez, laquais millionnaire
Description: Brève de la rubrique « Coups d'œil » contre Gabriel García Márquez, écrivain courtisan de Castro et du Kremlin, dans la lignée des littérateurs staliniens.
Date: 01/01/1988
Category: Alarme n.º 39
URL: https://marxismo.school/hemeroteca/alarme/1988-01-garcia-marquez-laquais-millionnaire
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*Alarme*, n° 39, janvier-février-mars 1988 (p. 8-9). [PDF du numéro complet](https://marxismo.school/assets/archivo/1958-93%20Hemeroteca%20del%20FOR/1978-93%20Alarme/alarme-n39.pdf)

Un jour en fraternelle commensalité avec Fidel Castro, un autre avec le roi de Suède, ensuite avec le dictateur de toutes les Russies. Ainsi déambule de par le monde l'auteur de *Cent ans de solitude*. Non pas de cabane en chaumière ni par monts et par vaux, mais de palais en banquets. Et avec qui ! Laquais de Castro, il contribua, dans toute l'Amérique latine, à lancer des milliers d'hommes à l'aventure « terroristico-guerrillera », sans autre issue possible que d'avantager l'impérialisme russe au détriment de l'américain. Ce leurre qui se veut populaire, en réalité escroquerie politique, permit à Garcia Marquez de vendre des millions d'exemplaires de son livre et de l'éditer dans d'autres langues. Il lui ouvrit aussi les portes du prix Nobel et ses cascades de dollars et d'éditions pour sa marchandise littéraire. Soit dit en passant, l'acceptation de ce prix ou de tout autre a toujours été considéré dans les rangs révolutionnaires comme une sale concussion. A la cérémonie de remise du prix, le laquais eut l'effronterie de se présenter habillé en humble indien sud-américain, alors qu'il fait partie des brigades intellectuelles qui poussent les indiens — et pas seulement les indiens — à l'abattoir inter-impérialiste.

De là il s'en alla à Moscou, chez les Oligarques avec lesquels il est comme cul et chemise. Une telle révérence achemine vers sa trésorerie une solide débit monétaire car les éditions russes peuvent être, par décision officielle, d'achat obligatoire pour les organismes culturels ainsi que pour une multitude de comités, bibliothèques, etc. Garcia Marquez, qui suinte un pessimisme et exhibitionisme naturels, mais intentionnellement accentués, se trouve au bout d'une longue lignée archi-corrompue, avide et servile, qui va d'Erhembourg, Aragon, Neruda, Alberti et quelques Siqueiros assassins jusqu'à Vosnezevsky et ses dizaines de copies en Russie ; la Russie de la contre-révolution. C'est là que G. Marquez a trouvé son Macondo, plus rempli de richesses que la caverne des 40 voleurs. Et voleurs ils le sont idéologiquement, lui en tant que sujet et le Kremlin-Macondo où se trouve son gite de laquais-littérateur.
