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Title: Richesse contre pauvreté
Description: Brève de la rubrique « Coups d'œil » sur les remèdes préélectoraux à la grande pauvreté proposés par les partis, de Chirac aux trotskistes.
Date: 01/01/1988
Category: Alarme n.º 39
URL: https://marxismo.school/hemeroteca/alarme/1988-01-richesse-contre-pauvrete
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*Alarme*, n° 39, janvier-février-mars 1988 (p. 5-6). [PDF du numéro complet](https://marxismo.school/assets/archivo/1958-93%20Hemeroteca%20del%20FOR/1978-93%20Alarme/alarme-n39.pdf)

« Le Conseil Economique et Social compte, au nombre des victimes de la grande pauvreté, 2,5 millions de personnes aux revenus notoirement insuffisants, 1 million de chômeurs non indemnisés, 400 000 personnes sans couverture sociale, 200 à 400 000 sans abri ou en habitat de fortune ». (*Le Monde*, 26/01/88).

Remèdes proposés.

Par Chirac : orientation associant la notion de revenu minimal à celle d'activité minimale adaptée à tous les cas.

Barre : combiner « l'aide à la survie et l'aide de réinsertion personalisée afin d'aider les pauvres... à s'aider eux-mêmes ».

Le Parti « Socialiste » : « revenu minimum d'insertion » de 2000 f. avec une contrepartie en travail.

Le Parti Stalinien : 3000 f. par foyer, et une aide complémentaire de l'Etat pour les familles « en proie à la faim ».

Juquin le défroqué : pour les foyers au revenu inférieur au SMIC, le leur complémenter par une allocation.

Et de leur côté, Laguiller, Boussel-Lambert et Krivine confondus ne dépassent guère la plus charitable de ces cachotteries pré-électorales.

Personne ne signale que la modernisation technologique et la compétitivité ont été rendues possibles par ces quatre millions et demi d'ouvriers jetés à la misère, et par l'exploitation intensifiée des autres, bien plus que par les investissements financiers. Voilà le consensus, nourriture quotidienne de l'accumulation élargie du capital, auquel les organisations des trois derniers leaders cités prêtent leur concours, elles aussi.

A l'encontre du consensus, se trouve l'organisation de la classe tout entière, pour prendre en main la technologie, réduire le temps de travail autant qu'elle le permet, produire pour combler tous les besoins, sans industrie de guerre ni occupations sociales parasitaires. Ne pas le faire, ne pas crier cette nécessité, c'est trahir les énormes possibilités révolutionnaires offertes au prolétariat, y compris la prise du pouvoir.
