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Title: Le troisième larron
Description: Coup d'œil sur l'ovation des syndicats britanniques à Jacques Delors : les syndicats se mettent au service du Marché Commun pour vendre la force de travail des salariés.
Date: 01/04/1988
Category: Alarme n.º 40-42
URL: https://marxismo.school/hemeroteca/alarme/1988-04-le-troisieme-larron
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*Alarme*, n° 40-42, avril-décembre 1988 (p. 5). [PDF du numéro complet](https://marxismo.school/assets/archivo/1958-93%20Hemeroteca%20del%20FOR/1978-93%20Alarme/alarme-n40-42.pdf)

## Coups d'œil

S'adressant au congrès annuel des syndicats britanniques (TUC), Jacques Delors, président de la Commission Européenne, leur dit : «l'Europe a besoin de vous». La salle lui répond par une ovation. À peine est-il besoin de l'expliciter «les affaires du Marché Commun ne peuvent pas réussir sans vos services». Et les syndicats de se mettre au garde-à-vous : «comptez sur nous pour vous enrichir, Patron». Quelques mois auparavant, s'adressant à la Confédération Européenne des Syndicats, à Stockholm, le même haut fonctionnaire avait aussi obtenu l'acquiescement des participants.

Ces assemblées, on ne l'ignore pas, sont surtout composées de bureaucrates provenant de toute la gamme hiérarchique. Toutefois la grande majorité des ouvriers, tout en se méfiant des syndicats, est encore en proie à des préjugés qui l'empêche de classer ces organismes parmi ses ennemis de classe. Cela rend facile, et toujours victorieux, le jeu des exploiteurs. Quelle que soit la conjoncture, bonne ou mauvaise pour les affaires, le capital peut dormir tranquille du moment que les syndicats «ouvriers» sont là pour lui vendre la force de travail des salariés. Ajouttons qu'ils sont, en réalité, les exécuteurs des basses oeuvres des deux plus importants faussaires (P.«C» et P.«S») du capitalisme. Le prolétariat doit les attaquer comme un tout, sans égard pour leur aspect organique. Ce ne serait là qu'une condition préalable à une lutte révolutionnaire contre le capital.
