Alarme, n° 10, octobre-novembre-décembre 1980 (p. 19). PDF du numéro complet

Nous avons reçu ce texte du Parti Communiste International.

Des informations de source algérienne ont récemment annoncé que 7 personnes accusés d'avoir été en contact avec notre organisation allait être jugées par le tribunal militaire de Blida pour "atteinte à la sureté de l'Etat" et "complot" (voir le Monde du 27 Novembre ainsi que Libération du 3-12-80).

Le gouvernement algérien ne craint pas de se ridiculiser en qualifiant de complot contre la sureté de l'Etat la possession par une poignée de jeunes lecteurs de quelques journaux et revues dont la plupart étaient librement vendus en Algérie à l'époque des arrestations. On pourrait se contenter d'en sourire si des inculpés n'étaient depuis plus de 2 ans au secrêt entre les mains de la sécurité militaire algérienne, si l'un d'entre eux au moins n'avait été torturé au point de devoir être hospitalisé, et si on ne s'apprêtait maintenant à les faire lourdement condamner par un "tribunal militaire" siégeant à la sauvette. Tel est le prix, en Algérie, du délit de lectures et d'opinions marxistes et internationalistes - car c'est bien d'un délit de lecture et d'opinion qu'il s'agit. Ou bien alors, s'il s'agit d'autre chose, que le gouvernement algérien le prouve en organisant un procès public avec la participation de défenseurs et d'observateurs étrangers. Nous l'en défions.

Le FOR se déclare solidaire des 7 emprisonnés, victimes de l'Etat capitaliste algérien, et pense que les limites de cette solidarité ne peuvent être dépassées que par la solidarité de la classe ouvrière en action.