L'Arme de la critique, n° 3, mai 1987 (p. 3-6). PDF du numéro complet

La grève nationale des cheminots commencée le 18 décembre 86 et qui a duré presque quatre semaines a surpris l'ensemble de la société par sa détermination, sa méthode d'organisation et sa rapide extension géographique.

Les plus obtus des réactionnaires actuellement au gouvernement ne surent répondre promptement que par l'injure et la provocation tandis que les partis de gauche et le président Mitterand en personne, aussi réactionnaires mais plus experts en matière de paix sociale, commencèrent par se taire. Contraints par les évènements, les journalistes et les intellectuels au service du capitalisme, bredouillèrent avec le ton propre à leurs engagements politiques respectifs ; il est vrai qu'hier, ces derniers, sociologues avisés, avaient tous vu dans la chute de la syndicalisation la preuve de l'extinction ou de «l'intégration» de la classe ouvrière. Comment expliquer aujourd'hui un mouvement de grève dont la particularité fut de faire apparaître les non syndiqués, se revendiquant comme tels, presque à la pointe du combat ? A défaut d'explication, si l'on exclue le marmonnement du commerçant essayant malgré tout de revendre une marchandise périmée, nos intellectuels regrettèrent tous le dépérissement du syndicalisme indifféremment dans les colonnes du «Figaro», du «Monde» et de «Libération». Dixit le Figaro du 23 décembre : «il est une autre erreur, c'est celle d'avoir laissé dépérir le syndicalisme». Et nous ne citons que ce torchon afin de faire sentir qu'en période de troubles sociaux, même la droite bête et méchante que ce journal représente appelle au secours les Maire, Bergeron, les Krasucki respectivement chefs de file des syndicats CFDT, FO, et CGT.

Cependant, tandis que les journalistes et les politiciens s'interrogeaient et éxagéraient les faiblesses des syndicats, ceux-ci ne s'avouaient pas terrassé. Après s'être opposés au mouvement en ordre dispersé, -la CGT et ses fameux «piquets de travail» conservant cette tâche honorifique le plus long temps- les syndicats firent machine arrière devant la puissance du mouvement puis prirent le train en marche en feignant de respecter les lubies organisationnelles de la «base» méfiante à leur égard. Un instant il sembla que la classe ouvrière eut renoué avec les méthodes de la lutte de classe tant il fut vrai que les cheminots prirent à contrepied les règles vénérées de la concertation sociale. Les syndicats, la Direction de la SNCF et le gouvernement durent ravaler les rendez-vous fixés depuis longtemps à la mi-janvier et adapter le calendrier des négociations traditionnelles aux évènements. Pendant ce temps à la «base» se renforçaient des assemblées générales de grévistes, des comités de grève, des coordinations c'est-à-dire toutes sortes d'organismes non reconnus par le capitalisme comme l'expression des salariés, celle-ci étant la propriété exclusive des syndicats. De plus, outre le fait que la grève partit sans dépot de préavis, la conduite initiale du mouvement suggéra la fronde. Délégations d'ouvriers pour étendre la grève, assemblées de grévistes ouvertes aux expressions diverses, initiatives individuelles furent autant de pratiques qui contrastèrent avec celles des fausses grèves syndicales programmées. Bien sûr, ces caractéristiques et cette conduite de la grève n'ont pas fait l'unanimité et la coordination intercatégorielle, de loin la plus interressante en comparaison de la coordination des seuls roulants, ne représentait que 12000 grévistes sur 100.000 ; mais dans un mouvement l'ascendant moral d'une puissante minorité possède plus de valeur que les statistiques et ce d'autant plus que cette minorité regroupe les éléments les plus déterminés et les moins fermés à une autre expression que celle des syndicats.

Partant de là il était facile d'imaginer une radicalisation du mouvement dépassant ses objectifs d'origine et celui qui croyait à celle-ci, plus que tout autre, plus que le simple quidam de la rue était bien le premier ministre Chirac parlant de «situation révolutionnaire, insurectionnelle...» Mais ne reprochons pas au premier ministre de ne rien comprendre à la révolution ni d'accumuler les bourdes car si le mouvement ne se radicalisait pas ce n'était pas de sa faute, ni de celle de ses supporters politiques qui provoquaient les grévistes jusque dans la rue au nom de la «liberté du travail» !

De si grands mots dans la bouche du premier ministre alliés à d'aussi cyniques agressions représentées par la pire engeance, les petits patrons, aurait mérité une réponse cinglante de la classe ouvrière et ce d'autant plus que pour atteindre les records de profit exhibés à qui mieux-mieux aujourd'hui, le capitalisme est contraint de faire végéter 3 millions de chômeurs, illustration exemplaire de la «liberté capitaliste du travail». Si les cheminots avaient répondu sur ce terrain par des déclarations ou des contre-manifestations, leur mouvement aurait pris une tournure plus radicale car ils auraient exprimé ainsi la réponse de toute la classe ouvrière au capitalisme, accusant ce système social d'être dans l'impossibilité d'offrir à tous un travail utile à l'humanité malgré son haut développement technique.

Au lieu de cela les cheminots et leurs coordinations faisaient la sourde oreille et c'est la même inconscience de classe qui les rendait sourds aux accusations de Chirac mettant en doute l'indépendance politique de leur grève.

Dans le pire des cas cela signifiait que les grévistes confiaient leur sort au parti «socialiste» et au parti «communiste» avec lesquels J. Chirac les accusait de fricoter. Dans le «moins pire» des cas cela voulait dire -et de nombreuses déclarations le prouvent- que les cheminots se tapissaient dans l'apolitisme et la neutralité. En fait et parce que l'expérience de la gauche au pouvoir était à l'origine de mesures impopulaires dans la fonction publique, nous pensons que le second cas l'emportait sur le premier. Résultat ni pour ni contre la droite, ni pour ni contre la gauche même s'il est admis dans la classe ouvrière en général que l'une et l'autre famille politiques la malmènent, avec un petit plus inévitable en faveur de la droite. Dans ces conditions, Mitterand rassuré à souhait, pouvait enfin sortir de son silence et lancer de touchants appels au calme, à la raison et à la paix sociale et il pouvait traiter avec la même impartialité les petits patrons ultra-réactionnaires qui défilaient dans les rues et les ouvriers en grève ! Qui a, parmi les cheminots, songé à clouer au pilori publiquement le soi-disant socialisme du président de la république ? Personne !

Le constat est terrible, quoique pas nouveau, et il montre que la classe ouvrière, malgré un mouvement inédit au regard de ces dernières années, n'arrive pas à se réapproprier les attitudes élémentaires d'une politique révolutionnaire affrontant tous les partis capitalistes, du parti «communiste» au Front national et répondant ainsi à toutes ses suspicions. Nous sommes obligés ici d'ouvrir une parenthèse car le mouvement des cheminots a fait apparaître le trotskisme comme une force qui compte dans les rangs ouvriers mais qui compte surtout comme une force réactionnaire portant la responsabilité du défaut de perspective révolutionnaire.

En effet le trotskisme ex-tendance ouvrière de réputation mondiale, s'était originellement proposer de relever le drapeau de la révolution socialiste internationale face à la contre-révolution stalinienne qui pervertissait toutes les notions de socialisme et de lutte de classe. Aujourd'hui le trotskisme n'a plus de révolutionnaire que le nom et si ce n'est pas le lieu d'expliquer ici cette dégénérescence, enregistrons tout de même les dernières manifestations de celui qui obstrue la conscience du prolétariat. Face aux provocations capitalistes, Daniel Vitry porte parole de la coordination intercatégorielle et militant de «Lutte Ouvrière» campait sur les revendications du mouvement et proposait d'organiser une manifestation nationale avec... tous les syndicats ! La LCR investie dans la coordination des agents de conduite cédait l'expression à la CFDT et approuvait toutes ses manoeuvres contre l'autre coordination. Quant au PCI (lambertiste) il beuglait à l'unité syndicale contre l'une et l'autre coordination. Mais au fond tous les trotskistes étaient d'accord pour laisser les éminences capitalistes, les Maire, les Bergeron et les Krasucki, usurper une nécessaire réponse de classe. Et nous nous fichons pas mal du point de vue tactique erroné que chaque tendance trotskiste voudrait justifier. D'une part parce que les syndicats ne sont pas des organisations réformistes mais des organisations contre-révolutionnaires vouées toutes entières à la survie du capitalisme ; d'autre part en essayant de nous abaisser au point de vue trotskiste, parce qu'aucune idée révolutionnaire n'agite tellement le prolétariat, que la moindre manifestation de sa part contraignant les syndicats, risquerait de se transformer en un affrontement révolutionnaire avec le capitalisme. Tout le tacticisme des trotskistes n'est que pur opportunisme réactionnaire pardonnant à la «base» son attitude timorée dans la lutte elle-même. Fermons maintenant la parenthèse et poursuivons.

En fait la tiédeur politique des cheminots s'explique aussi par la lutte elle-même. La grève partait sans préavis mais les grévistes réclamaient très vite une caution syndicale ; ils se méfiaient des syndicats et n'étaient pas loin de leur contester la direction du mouvement mais ils laissaient leurs bonzes s'exprimer, afin de s'informer. Par ailleurs, à peine les négociations s'engageaient-elles que les comités de grève s'applatissaient devant les syndicats au point, comme à Vénissieux, de se dissoudre. Le mouvement s'étendait difficilement à toute la profession mais en plus, au delà de celle-ci, il craignait d'être noyé dans la masse. Le fait que la CGT parlait de généralisation devait en effrayer plus d'un car il était évident qu'elle cherchait à prendre ainsi la tête du mouvement. Mais tout de même ces prises de position et ces phénomènes de tolérance à l'égard des syndicats témoignent du caractère corporatiste et réactionnaire de la grève. Même sans parler des revendications du mouvement, nous pouvons dire que les grévistes se tempéraient volontairement au moment où ils risquaient de s'affronter directement au capitalisme, ce que corrobore les facilités de circulation qu'ils offraient aux CRS à l'intérieur des gares. A croire que tout leur semblait normal dans le meilleur des mondes capitalistes possible. Normal qu'une société qui se prétend civilisée utilise la force contre des ouvriers qu'elle oblige à trop travailler malgré les réserves humaines existantes et malgré toute la technicité qu'elle a accumulée.

Il ne faut pas être un extra-lucide pour reconnaître les influences du mouvement étudiant dans l'ensemble du mouvement des cheminots.

Les idées telles que la neutralité politique et la tolérance étaient dans l'air et possédaient des vertus mobilisatrices. Mais ces idées masquent un profond respect de l'ordre capitaliste puisqu'elles permettent aux pires crapules capitalistes d'agir et de s'exprimer. Au moins, en ce qui concerne la classe ouvrière, le capitalisme se fiche de telles idées et il leur préfère nettement des considérations plus matérielles. Ce n'est pas un hasard si les médias insistaient davantage sur la gêne occasionnée aux usagers plutôt que sur la sage conduite du mouvement. Mais les cheminots illuminés par les vertus imbéciles de leurs mouvement ne voulaient pas répondre à ce chantage et ils préféraient même se dédouaner de la responsabilité de la grève. Pourtant ils avaient les moyens d'endosser cette responsabilité de même qu'ils pouvaient confondre d'un seul coup toutes les accusations tant celle de faire de la politique que celle de prendre en otages ses propres frères de classe auxquels le capitalisme, en les qualifiant d'usagers, voulaient faire jouer le rôle de briseurs de grève ! En revendiquant au nom de la classe ouvrière les denrées des capitalistes stockées sur les voies ferrées par la force des choses, en exigeant l'embauche immédiate de tous les ouvriers au chômage et en appelant la classe ouvrière dans son ensemble à imiter son exemple, les cheminots auraient répondu par une politique de classe à tous les bénis-oui-oui hypocrites du capitalisme. Si nous avançons ces quelques mesures discutables dans un mouvement c'est pour faire comprendre que si la classe ouvrière veut reconquérir sa dignité, elle doit avancer une alternative révolutionnaire et non pas respecter l'hypocrisie capitaliste. Cela les syndicats le savent et c'est pourquoi se réjouissant du mutisme des cheminots ils prétextèrent la gêne occasionnée aux usagers et les risques de dérapage politique pour entamer la reprise du travail, ouvertement pour E. Maire et la CFDT, de façon déguisée pour la CGT (les fameux «trains conduits par les grévistes à destination des vacanciers» et aussi onéreux que ceux conduits ordinairement). «Plus rien ne sera plus comme avant» disait une inscription dans un local de gréviste. Cependant si les grévistes auteurs de cette phrase avait à l'origine en tête de mettre en garde contre les syndicats, ils doivent être aujourd'hui très déçus : Nous pouvons même gager que cette amertume est quasi générale tant les syndicats et principalement la CGT ont su être les maîtres incontestés de la reprise. Ainsi nous avons pu voir la CGT parler de généraliser la lutte et faire reprendre le travail en justifiant de conditions locales défavorables et en mentant sur le moral des grévistes. Certes bien des cheminots amers doivent maintenant se demander comment les syndicats les ont finalement frustré de leur lutte, sentiment d'amertume certainement supérieur à celui qu'engendre la non-satisfaction des revendications. Cependant ni l'amertume ni la reconsidération des formes du mouvement ne peuvent fournir d'explications capables de mieux orienter une prochaine lutte dans le sens d'une indépendance totale à l'égard des syndicats et des partis capitalistes liés à ceux-ci. Il aurait fallu plus de comités, plus de piquets de grève, plus de coordinations, étendre la lutte de telle ou telle façon pratique sont autant de succédanés décourageants d'analyses s'ils ne s'inscrivent pas dans une remise en cause générale de ce que tout le monde croit être la lutte ouvrière. Parce après tout, pourquoi faire des comités des coordinations et pourquoi pas des soviets si le mouvement dans ses objectifs ne tend pas à se démarquer des objectifs capitalistes des syndicats ?

Les trotskistes de Lutte Ouvrière qui savent créer des structures extra-syndicales nous répondraient que nous sommes pessimistes et que nous ne voulons pas enregistrer les petits pas qu'effectue la classe ouvrière vers son indépendance de classe. Nous nous arrêterons à cette critique plausible car en deçà il n'y a de la place que pour une logique capitaliste et au-delà il n'y a rien d'autre que des variantes un peu moins opportunistes. Ceci nous permettra de définir ce que sont les syndicats et ce que doit être la lutte de la classe ouvrière vers son indépendance de classe. La critique plausible de Lutte Ouvrière serait juste si le pas mentionné avait été effectué qualitativement vers la reconnaissance de ce que sont les syndicats. C'est-à-dire, non pas, comme l'affirment les trotskistes, des organisations réformistes butant contre les assauts révolutionnaires du prolétariat et contre la volonté conservatrice d'une classe dominante stabilisant les bases de son pouvoir ; non pas des organisations dont l'inconséquence mériterait d'être dénoncée. Non les syndicats s'ils n'ont jamais été révolutionnaires dans le passé puisque leur rôle a toujours été de vendre la force de travail des ouvriers, sont aujourd'hui nettement définis comme contre-révolutionnaires car le maintien du salariat comme principe de production sociale est lui-même un obstacle à un développement supérieur de l'humanité. Pire encore ce que le capitalisme concède à la classe ouvrière comme «avantages», par l'intermédiaire des syndicats, n'est que la planification du maintien de sa domination néfaste. Tout ceci se traduit d'ailleurs moins en terme d'«avantages» pour les ouvriers que pour les syndicats qui investissent ainsi les tissus de l'Etat capitaliste. Pour les ouvriers les «avantages» se limitent à travailler une ou deux heures de moins, à gagner cent ou deux cents francs de plus et à perdre temps et argent à quémander d'autres «avantages» auprès des organismes sociaux gérés par les syndicats. Le capitalisme édite chaque jour des milliers de livres mais la culture qu'il offre aux ouvriers grâce aux syndicats et à leurs «avantages», c'est le remplissage d'un formulaire de Sécurité Sociale. Mais Lutte Ouvrière est incapable de discerner une critique révolutionnaire des syndicats d'une critique formelle ; conséquence ou fondement de son opportunisme, peu importe ! Elle peut continuer à enregistrer tous les pas de la classe ouvrière qu'elle veut, le pas des cheminots en grève, reprochant aux syndicats leur manque de combativité et leur anti-démocratisme, n'a guère été plus réfléchi que le pas d'un régiment d'infanterie.

Pour que la classe ouvrière puisse forger son indépendance de classe contre les syndicats et pas avec ni à côté, il faudrait qu'elle saisisse ce que la Technique accumulée libérée des entraves de la course au profit, pourrait offrir à l'humanité toute entière. En négatif, il faudrait aussi qu'elle comprenne que l'utilisation de cette Technique dans le capitalisme et les «avantages» syndicaux qu'elle octroie sont des dangers pour elle même et l'avenir de la planète, l'étroitesse d'esprit corporatiste et nationaliste d'un côté et la guerre mondiale larvée de l'autre étant conjointement les caractéristiques de la décadence du genre humain.

Mais cette compréhension ne pourra être effective que si des minorités révolutionnaires, profitant de la paralysie de l'économie par la grève et de la responsabilité qui incombe de ce fait à la classe ouvrière savent dire toute la vérité, à savoir que seule la révolution communiste mondiale est une nécessité urgente. Plus rien alors ne serait comme avant à l'égard des syndicats si la classe ouvrière répondait présente et si elle prenait compte de ce que nous venons de dire, dans ses revendications ! Est-ce à dire que les cheminots avaient tort de remettre en cause la durée du temps de travail, tort de refuser l'avancement au mérite ou tort encore une fois de revendiquer 700F d'augmentation ? Non ! non ! et mille fois non ! Seulement si ce contenu revendicatif indique que les ouvriers en ont assez de la recherche capitaliste d'une rentabilité maximale, il n'implique pas une remise en cause du capitalisme lui-même, tout le développement du mouvement des cheminots le prouve. Ceci ne signifie pas que les revendications de ceux-ci étaient mauvaises en soi, quoique mal exprimées dans leur version non expurgée par nous et fortement teintées de particularismes corporatistes. Ce que nous disons contre le contenu revendicatif des cheminots est que celui-ci n'atteint pas le quart de la moitié des nécessités que pose la période actuelle : l'alternative n'est pas de préserver sa condition d'esclave salarié ou accepter d'être un chômeur de plus, elle est décadence de toute la société, ouvriers compris, ou révolution sociale ! L'urgence n'est pas de refuser une grille de salaires dont le principe de promotion au «mérite» est répugnant, elle est d'en finir avec la division capitaliste du travail qui rationne toute la classe ouvrière et l'oblige à se comporter de façon répugnante. C'est pourquoi le prolétariat doit avancer des revendications qui non seulement répondent à ses craintes immédiates et légitimes mais qui de plus sapent irrémédiablement les bases d'une accumulation capitaliste désastreuse. Il ne peut plus aujourd'hui subsister d'interrogations entre les intérêts immédiats et historiques de la classe ouvrière, sous peine de voir les syndicats envahir les espaces vides du doute et dénaturer les uns et les autres au profit du capitalisme. Moins de travail et plus de paie ! c'est certain ! Mais dans la perspective d'en finir avec l'exploitation capitaliste.

Par conséquent «l'abolition du salariat» est le meilleur cri de ralliement des exploités, contre les syndicats !