Alarme, n° 12, avril-mai-juin 1981 (p. 18-19). PDF du numéro complet
Le tremblement de terre dans la région de Naples a révélé, comme bien souvent lors de telles catastrophes, toute l'ignominie marchande du capitalisme. Seuls les immeubles les mieux bâtis, les plus étudiés, ont résisté et bien sûr, seules les banlieux les plus pauvres ce sont éffondrées, laissant des milliers de prolétaires sans abri.
De magouilles politiques en spéculations foncières, les capitalistes napolitains ont été amené à mettre sur pied " le sauvetage des sans abri " en les déportant dans des barraques à 70 Km de la ville. La réaction des prolétaires a été vive et un mouvement de sans abri a commencé à s'organiser, s'unifiant rapidement avec le commité de chomeur qui existait déjà à Naples. Ils ont procédé, par eux mêmes, à l'investissement d'un hôtel de luxe pour s'y loger visant explicitement la conquête des 70 000 logements vides de Naples. Par leur action directe - coordination, occupations, manifestations - ils se sont trouver face aux défenseurs de l'appropriation privative : flics, politiciens, journalistes, avocats, syndicats, ont attaqué le mouvement par la force, les tentatives de division, les appels au respect de la démocratie en place. Cet affrontement a clarifié la position de classe du mouvement.
Cependant les médias capitalistes ont bloqué toute information sérieuse sur ce sujet, ne lui faisant de la publicité que lorsque les Brigades Rouges ont enlevé une crapule bourgeoise en récupérant les revendications du comité de lutte napolitain. Du coup, l'amalgame a été fait entre le comité et les brigades Rouges alors que ces dernières ne représentent qu'une fraction capitaliste. Dès lors, au moment où le mouvement de Naples ne pouvait plus beaucoup s'approffondir sans s'élargir, les mensonges déversés sur son dos l'on isolé, contribuant à stopper sa dynamique.
La situation, bloquée à Naples, ne peut se débloquer que par la prise de contact, l'organisation avec les autres comités ( de chômeurs, de squatters, etc... ) et organisations prolétariens à l'échelle nationale et internationale pour envisager la diffusion de l'information pour de nouvelles interventions encore plus tranchantes que celles des prolétaires napolitains.
Remarque : Nous n'avons pu obtenir jusqu'à présent toutes les informations directes souhaitées pour une analyse critique. Pour l'instant, pour plus ample information écrire à Banchi Nuovi Cp 393 Napoli Centro. Italie.