Alarme, n° 39, janvier-février-mars 1988 (p. 5). PDF du numéro complet

Parmi les nombreuses escroqueries politiques qu'on nous déverse de tous côtés, celle que comporte l'E.T.A, flanquée de son entremetteur Herri Batasuna, est l'une des plus répulsives ; tant par ses actions sanglantes et ses « idées », aussi balourdes que réactionnaires, que par la falsification qui consiste à les présenter comme révolutionnaires. Notre tendance a dénoncé ces caractéristiques en plein franquisme, surtout au moment du procès de Burgos, alors que tout le monde défendait les inculpés terroristes. Nous en avons eu confirmation avec les attentats postérieurs de l'E.T.A et avec les négociations actuelles menées avec l'Etat espagnol.

C'est la nature des deux parties qui les amène à se rencontrer. Il est plus qu'indéniable que cette négociation serait impossible si l'une des parties était révolutionnaire. Pour ce qui est de l'E.T.A, de ses activités assassines et de son régionalisme/nationalisme obtus, il ne s'agit même pas de terrorisme. Celui-ci, pratiqué auparavant (en gros au 19° et dans la première partie du 20°), sans être valable pour la révolution, lui était très supérieur à tous points de vue. L'E.T.A, tout comme d'autres mercenaires et croyants du type Islamistes, IRA, Brigades, Sentiers et autres Montoneros, ont déployé ou déploient leurs sinistres activités à proportion que le prolétariat se trouve baillonné et inactif en tant que classe. Ils font obstacle à ce que le prolétariat en insurrection transforme l'arme de la critique en la critique par les armes. Et pour cause ce serait aussi une insurrection contre eux.